S

Le pavillon de Saint CloudSaint Cloud, rue des Écoles. Cette bâtisse m’a toujours impressionné.

« C‘est très bien comme ça ! Il n’y a aucune raison de paniquer! »

Amanda s’obligeait à penser positivement, elle ne voulait pas se laisser submerger par la vague de parano qu’avaient créée les attentats. Pour ce, elle s’efforçait de ne pas dévier d’un pas son chemin alors qu’elle s’éloignait de la maison. Le ciel était lourd et menaçant, comme souvent dans cette contrée au climat incertain, elle avait fait mine de revenir pour prendre son parapluie qu’elle avait encore oublié.
C’est à ce moment précis qu’elle l’avait vu. Il la regardait par la fenêtre du premier. Et puis il avait disparu avalé par l’ombre du salon.
Amanda avait été parcourue par un bref et violent frémissement qui s’apparentait plus à une décharge électrique si on en jugeait par la réaction de sa chevelure qui s’était dressée sur sa tête comme un régiment de baïonnettes.
Elle n’arrivait pas à détacher les yeux de cette maison jusqu’à ce qu’elle se demande si ce n’était pas plutôt la maison qui l’observait et non le contraire.
Sans doute un reflet sur les vitres de la fenêtre, un reflet de quoi? Mystère.
Ce n’était pas possible ! Elle l’avait proprement exécuté, à l’arme blanche comme tous les autres. Sans coup férir, avait-elle l’habitude de dire dans un sourire, le travail achevé.

« C’est très bien comme ça ! Il n’y a aucune raison de paniquer! »
Au moment où elle s’était décidée à reprendre sa route les premières gouttes s’écrasèrent sur l’asphalte.
Elle allait être trempée.

 

Il n'y a pas de commentaires